Le sommeil est souvent considéré comme un luxe dans nos sociétés modernes. Pourtant, il est l’un des piliers essentiels de la santé, en particulier à l’adolescence, cette période charnière où le corps et l’esprit se transforment à grande vitesse. De plus en plus de jeunes se plaignent aujourd’hui de nuits agitées, trop courtes, ou encore de difficultés à s’endormir. Les troubles du sommeil chez l’adolescent ne sont pas une simple fatalité liée à « l’âge », mais un véritable enjeu de santé publique.
Entre les écrans omniprésents, les pressions scolaires, les réseaux sociaux et parfois même des déséquilibres émotionnels, l’adolescent voit son rythme biologique bousculé. Les conséquences ne se limitent pas à une fatigue passagère : baisse de concentration, irritabilité, chute des résultats scolaires, isolement, voire risques accrus d’anxiété et de dépression. Le sommeil devient alors non seulement une question de repos, mais aussi une condition fondamentale pour l’équilibre mental et physique.
Face à ce constat, il est urgent que parents, enseignants et professionnels de santé prennent la mesure du problème. Parler du sommeil doit cesser d’être un sujet secondaire. C’est une hygiène de vie à inculquer, au même titre que l’alimentation ou l’activité physique. Sensibiliser les jeunes aux effets délétères d’une nuit écourtée, instaurer des règles simples d’hygiène du sommeil (réduction du temps d’écran avant le coucher, régularité des horaires, environnement calme et propice au repos), voilà des mesures concrètes qui peuvent changer le quotidien.
Dormir n’est pas du temps perdu. C’est au contraire un investissement dans la réussite scolaire, le bien-être émotionnel et la santé à long terme. Réhabiliter le sommeil chez nos adolescents, c’est leur offrir une meilleure qualité de vie aujourd’hui, et leur donner les clés d’un avenir plus serein.


